A l’époque où Isaac Asimov écrivait ses histoires sur les robots humanoïdes positroniques, il était difficile d’imaginer que, moins d’un demi-siècle plus tard, une telle perspective paraîtrait si proche. Dans le livre intitulé « Un défilé des robots », Asimov invente toute une série de technologies que l’on commence à retrouver dans notre quotidien.
Ainsi, la correction d’orthographe est devenue banale, tandis que le robot correcteur EZ-27, appelé Easy, était une technologie inouïe pour les années 60. Ce robot pouvait vérifier les travaux d’un département de recherche, en corrigeant le fautes, mais aussi en vérifiant la fidélité du contenu aux faits. Avec les technologies des graphes de connaissances et l’analyse sémantique, ces services seront sans doute disponibles dans la décennie à venir. Récemment, Microsoft a présenté son API Connaissances universitaires qui est une avancée très intéressante et mérite d’être testée.
Le robot-androïde Tony est un aide domestique. Il sait faire le ménage, s’adapter aux habitudes de ses maîtres, mais aussi tenir une conversation. Cela vous donne envie ? Alors regardez Erica, la plus belle et la plus intelligente des androïdes. Adieu les robots aspirateurs et bienvenue au robot ménager multi-fonction !
Mais mon préféré, c’est Lenny. Créé suite à un accident de production, il est doté de vrais capacités d’apprentissage. Un bébé robot qui découvre le monde autour et apprend à parler comme un humain. Fruit de plusieurs heures de travail de Dr Susan Calvin, robopsychologue chez US Robots, c’est l’avenir de la robotique. Et là, je suis tout à fait d’accord avec Asimov : nos technologies d’apprentissage automatique sont guidées par la quête d’un résultat immédiat. Vu que l’entraînement des modèles se fait avant les traitements, les système qui les utilisent manquent de souplesse.
Après ces constats, une question me vient à l’esprit : c’est pour quand, le premier diplôme de robopsychologue ?